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L'acetate italien


À Varese, au nord de Milan, une même famille façonne l'acétate de cellulose depuis 1849. Mazzucchelli n'est pas un simple fournisseur de matière première : c'est un atelier de couleur, de texture et de lumière, dont les plaques habillent aujourd'hui les montures les plus recherchées du monde entier — y compris les nôtres.

Une matière vivante

Contrairement à l'injection plastique, l'acétate se travaille en plaques massives, sculptées à la main. Chaque bloc est le résultat d'un empilement de dizaines de fines feuilles colorées, pressées à chaud puis polies pendant des semaines. Le résultat : une profondeur de couleur et un jeu de transparence qu'aucun procédé industriel ne peut reproduire.

C'est cette matière que nos ateliers parisiens reçoivent en plaques brutes, avant de la débiter, la chauffer et la polir pour donner naissance à chaque monture Place Claire.

Le geste de la polissure

Une monture en acétate traverse plus de soixante étapes avant de trouver sa forme définitive. Le polissage, en particulier, reste un geste artisanal : un tampon de coton, une main experte, et des heures de patience pour révéler la brillance profonde qui caractérise l'acétate italien — bien loin de l'éclat plat des matières synthétiques courantes.

Cette exigence a un coût, et un temps. Mais elle donne à chaque paire une présence tactile, une chaleur, que l'œil reconnaît avant même de la toucher.

Une couleur, une histoire

Chaque teinte de notre collection est choisie à la source, dans les nuanciers de Mazzucchelli, où plus de trois mille coloris coexistent. Les verts mousses, les écailles profondes, les gris translucides que l'on retrouve sur nos montures ne sont jamais anodins : ils sont pensés pour vieillir avec élégance, patiner avec le temps, et rester justes saison après saison.

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